ENSEMBLE PAROISSIAL DE MIREBEAU (Côte d'Or - diocèse de Dijon)

L'église de 

Blagny-sur-Vingeanne

L’église de Blagny est édifiée en 1844 sur les plans de Fénéon-Damotte. Elle est placée sous le patronage de l’Assomption de la Vierge Marie fêtée le 15 Août. Ses dimensions de 25 mètres sur 6 (16 mètres avec le transept) lui permettent d’accueillir 170 personnes et même plus lors des grandes fêtes comme Noël ou Pâques.
L’église a été entièrement rénovée à partir de l’année 1987.
Les enduits extérieurs, puis le toit et le clocher ont été refaits à neuf. La pose du nouveau coq a fait l’objet d’une petite cérémonie présidée par le Père Bollenot, curé de l’époque de l’ensemble paroissiale et en présence de nombreux habitants de Blagny assez fiers de la nouvelle apparence de leur église.  

La rénovation de l’intérieur de l’église a été ensuite réalisée pour s’achever en 1991.

Monseigneur Michel Coloni a célébré la messe inaugurale de l’église de Blagny le 7 juillet 1991..  

L’entrée

Six marches permettent d’accéder au portail percé au milieu d’une façade pseudo-renaissance et dominée par un premier fronton en guise de tympan portant la date de construction du bâtiment (1844).

A l’entrée de l’édifice, avant la nef, se trouvent à gauche, les fonts baptismaux et à droite, la montée d’escalier vers les combles protégée par une statue de sainte Thérèse qui est une des patronnes de l’église.

La nef

Une double porte en verre marque l’entrée de la nef éclairée par des ouvertures de styles roman garnies de vitraux posés entre 1900 et 1901 et représentants à gauche , Sainte Anne et la Vierge, Saint Félix et saint Claude ; à droite, Sainte Jeanne d’Arc, Saint Georges, Saint François de Sales.
Les statues ont été déplacées ainsi que le chemin de croix. Des halogènes éclairent de façon indirecte l’église remplaçant les anciens lustres. Le gros poêle à bois a fait place à des radians fonctionnant au gaz et disposés au plafond. Les murs ont été repeints dans des tons pastel qui donnent de la luminosité à l’ensemble de l’église.
Les bancs, astiqués plus qu’a leur tour  par les femmes du village, ont été rénovés et aménagés pour être plus fonctionnels. La chair a retrouvé un peu de fraîcheur et les quatre évangélistes la décorant un peu de clinquant même s’ils ne servent plus à expliquer les quatre Evangiles aux enfants du pays comme dans le temps.

La chapelle de la Vierge  

Dans la chapelle de la Sainte Vierge, l’harmonium de madame Collinet a disparu pour laisser la place à l’amplificateur de la sono servant pour les célébrations.

L’autel est surmonté d’une statue de Notre-Dame de Blagny datant de 1859 et le vitrail latéral représente Saint Michel Archange.  

Dans la chapelle opposée, un vitrail du martyr de Saint Bénigne, patron du diocèse de Dijon... derrière le saint, on aperçoit la cathédrale St-Bénigne de Dijon sans sa flèche ajoutée tardivement.

Le chœur  

Le chœur est surélevé de deux marches et est fermé par une grille en fer forgé, héritage des anciennes traditions chrétiennes et plus encombrante que pratique.
Le maître-autel est protégé par deux anges gardiens aux ailes dorées qui ont échappé par miracle à la rénovation de l’église.
Au-dessus de l’autel et regardant l’assemblée, un vitrail représente  l’Assomption de la Sainte Vierge.
"Un  grand signe apparut dans le ciel : une femme vêtue du soleil, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles" (Apocalypse 12,1)

Une fois par mois environ, des fidèles de l’ensemble paroissial de Mirebeau , plus particulièrement ceux de la Vingeanne, se rassemblent pour célébrer l’eucharistie le dimanche à neuf heures trente.

Certaines statues ont disparu lors de la rénovation, mais nous pourrions en faire ériger quelques-unes dédiées aux Saintes Patronnes des dames de Blagny qui font régulièrement le ménage, qui fleurissent l’église, qui s’occupe de la sonorisation les jours de célébrations, qui font sonner les cloches, qui construisent la crèche pour Noël, qui allument le chauffage….

L’église de Blagny n’est ni la plus belle  et ni la plus grande du canton, mais c’est celle où je me rappelle mon premier Noël d’enfant. Celle où j’ai commencé à percevoir les mystères de la résurrection de Jésus pendant l’Evangile lu le jour de Pâques. Elle a été le témoins de mon enfance et de celle de mes frères, de mes joies et de mes peines et c’est là que je confie à Dieu mes prières pour tous ceux qui me sont chers.  Voilà pourquoi, comme beaucoup de personnes croyantes ou non,  je resterai toujours attaché à l’église de mon village natal.

Christian.